Pour vendre, difficile de passer à côté des diagnostics immobiliers. Ils sont obligatoires, et doivent être présentés à l’acheteur dans un dossier complet avant la vente. Ces diagnostics sont effectués par des diagnostiqueurs professionnels, qui se chargent de révéler tout dysfonctionnement dans vos installations. Pour vous propriétaire, ce moment est souvent source de stress. Vous avez besoin d’informations pour préparer votre logement avant l’arrivée du diagnostiqueur ? On vous donne tout de suite 3 conseils pour vous y aider.

N°1. Préparez tous les documents nécessaires

Il y a 9 diagnostics obligatoires à réaliser en cas de vente : plomb, électricité, gaz, termites… Quel que soit celui que vous devez faire, veillez à avoir toujours avec vous les documents relatifs à chacun. Sans eux, le diagnostiqueur peut ne pas réussir à finaliser son rapport, ce qui peut repousser votre vente. Sinon, ça peut l’obliger à revenir une deuxième fois chez vous. Et dans ce cas, vous payez de nouveau ses frais de déplacement.

Alors pour gagner du temps, voici quelques éléments à transmettre en fonction du diagnostic que vous réalisez :

Diagnostic à faire Documents indispensables à transmettre
DPE (c’est le diagnostic de performances énergétiques) Relevés des consommations sur les 3 dernières années en Kw/h si votre bien a été construit avant 1948 (sinon, seulement pour les appartements avec consommation collective)
DTA (diagnostic de détection d’amiante) ou DAAT (diagnostic d’amiante avant travaux) Plans de votre logement par niveau

Descriptif précis des travaux réalisés, permis de travaux ou de construire

ERNMT (État des Risques Naturels, Miniers et Technologiques) Justificatifs d’indemnités perçues si vous avez déjà fait face à des dégâts naturels, miniers ou technologiques
Pour tous les diagnostics en général Plans de votre habitation par niveau

Rapports des anciens diagnostics réalisés le cas échéant

Acte de propriété ou de vente du logement

Informations sur les travaux réalisés au cours des années

N°2. Désencombrez vos pièces

Vous n’avez pas encore quitté les lieux au moment du diagnostic ? Alors à part fournir au diagnostiqueur les documents nécessaires à son rapport, vous pouvez l’aider dans son travail en désencombrant votre logement.

Poussez vos meubles les plus larges pour faciliter l’accès aux points de contrôle du diagnostiqueur : disjoncteur, plinthes, murs et cloisons… Ça lui permet d’effectuer plus facilement et plus rapidement ses contrôles. En plus, ça peut lui donner une bonne impression sur le logement au global.

Pensez aussi à ouvrir les accès des espaces que vous n’utilisez pas forcément au quotidien : cave, grenier, garage, annexes en tous genres…

Attention, le désencombrement est une étape importante : le diagnostiqueur doit pouvoir accéder à chaque pièce facilement. S’il ne peut pas atteindre un espace, vous ne pourrez pas engager sa responsabilité si l’acheteur se retourne contre vous plus tard en cas de vice caché. Vous serez donc entièrement responsable.

N°3. Vérifiez l’état de vos appareils électriques

Le diagnostic électricité est un des plus importants à réaliser. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une installation électrique coûte très cher à refaire. Une ou plusieurs anomalies sur votre installation peuvent donc facilement faire fuir l’acheteur ou l’amener à renégocier votre prix de vente.

Pour vous, l’enjeu est de taille. Surtout que le diagnostic électrique est aussi un des plus chers. Alors avant de recevoir votre diagnostiqueur, pensez à vérifier quelques points.

Par exemple :

Quelques points à contrôler par le diagnostiqueur Anomalies pouvant être constatées
 

Le disjoncteur

Le disjoncteur ne permet pas de couper toute l’électricité du logement

On ne peut atteindre le disjoncteur principal qu’avec une clé ou un outil

L’installation de mise à terre (permet de dévier à la terre un courant électrique dangereux dans la maison) Absence de l’installation, ou d’une partie qui rendrait l’habitation dangereuse
Le dispositif différentiel de haute sensibilité (permet de couper automatiquement l’alimentation d’un circuit défectueux en cas de danger) Présence d’un circuit non protégé

Disfonctionnement du dispositif, ou dispositif obsolète

 

Attention, une erreur de diagnostic peut vous coûter cher : l’acheteur qui se rend compte du vice peut vous demander réparation judiciaire, voire même décider d’annuler la vente. Pour éviter tout problème, tournez-vous vers un diagnostiqueur professionnel et expérimenté.